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Ces structures sont constituées de dalles plates équarries ou de blocs rectangulaire (cf. photo) qui permet de matérialiser les tombes au sol de façon durable et ainsi parfois les réutiliser pour de nouvelels inhumations. La totalité des coffres de ce type mis au jour présente un amémangament dans la partie supérieure du coffre qui se traduit par un
rétrécissement de la zone du crâne. Les couvertures de ces structures étaient assurées par de grandes dalles plates liées entre elles au mortier. Ces coffres ressemblent beaucoup aux sacrophages, tant du point de vue de l'utilisation que du coté imposant de la structure dans le paysage funéraire.
Quand on commence à mettre au jour un squelette, il faut enlever tout le sédiment qui à percolé jusqu'à recouvrir le cadavre. Dans l'approche des pratiques funéraires il est important de prendre en compte cet élément car la détermination de l'existence d'un espace vide va permettre d'affirmer l'existence ou non d'un cofffre en matériau périssable. Dans de nombreux cas, des traces de bois ont pu être mises au jour régulièrement autour de nombreux individus. Ce sont des indices précieux qui nous permettent parfois (comme c'est le cas ici) d'affirmer la présence d'un cofre en bois de forme trapézoïdale comme le suggère le cliché et l'agencement des os les uns par rapport aux autres.
L'objectif de notre démarche étant de restituer un maximum d'informations concernant les modalités d'inhumations, nous allons voir que certains individus (si ce n'est tous) étaient inhumés dans des habits. En général, il est assez difficile de démontrer la présence de textile (si ce n'est par la présence d'objets comme des boucles de ceinture ou des épingles), mais de plus en plus on se rend compte qu'il existe des "effets de vêtements", en particulier pour les périodes les plus tardives. Ici, il faut imaginer que l'on a mis en terre un individu récemment décédé qui était enserré dans une enveloppe dont les contraintes sont encore visibles. Regardez au niveau des épaules, on voit clairement que le sujet est serré et il en est de même au niveau de la taille. Habituellement, les ossements restent en position anatomique quand il n'y a pas de contrainte, or la, non seulement on note que l'individu est bien enfermé dans ce que l'on pourrait appeler "un linceul". Il s'agit d'un tissu de type drap dans lequel on enroulait le défunt avant de le déposer dans sa tombe. Ici, la présence de liens au niveau des épaules et/ou de la taille sont probables, car il a fallu que le squelette soit complètement ennoyé de sédiment pour que les ossements ne puissent pas se déplacer.
La question à laquelle nous tentons de répondre en étudiant les pratiques funéraire est la suivante : comment a-t-on gérer les morts au sein de l'abbaye Notre Dame au cours du temps ? COmment étaient enterrés les morts?Dans quel type de sépulture? Répondre à toutes ces questions nécessite d'étudier tous les individus que l'on a pu trouver en fouille pour après, collecter toutes les informations et les analyser collectivement. Au cours des prochains articles nous allons tenter de présenter différents types d'analyses qui nous permettent au mieux d'approcher cette notion.
Denis Bouquin
On continue nos observations ostéologiques et nous avons pu observer sur le squelette de cette femme, une sévère lésion arthrosique de la hanche droite. A gauche, on voit nettement que la tête fémorale et très usée, et l'aspect brillant que l'on peut voir traduit un polissage articulaire, c'est-à-dire que le cartilage de l'articulationest trés usé, les os frottent donc l'un contre l'autre, ce qui génère également une douleur articulaire à chaque mouvement de la hanche. A droite, il s'agit d'un fragment d'os coxal (bassin). Ette cavité, avec le fémur correspond à l'articulation de la hanche.
L'importance de la lésion provoque un raccourcissement du col fémoral, et de fait à provoqué une déformation. L'individu devait donc, lui aussi, boiter lors de ses déplacements.