Bienvenue sur le site du musée Blandin
Voici les restes d'un crâne après lavage. Meme si sur le terrain il était complet,
son prélèvement rompt le maintien du sédiment sur le crâne, et dans de nombreux cas, celui-ci se fragmente (la taille des fragments est variable d'un crâne à un autre).
Chaque fragment est lavé puis l'ensemble des fragments composant le crâne (ou ce qu'il en reste) sèche 2 à 3 jours à température ambiante.
Pour chaque sac d'os prélevé, une étiquette (ou le sac correpondant) est disposé sous les os. Cela permet de ne pas perdre d'informations et ainsi d' attribuer à chaque individu ses propres ossements.
Voici la traduction de l'étiquette ci-dessus pour plus de clareté :
58 194 002 : correpond à l'identification administrative du site.
Structure 114B : Il s'agit de la 114 è structure enregistré durant la fouille. Le report de la structure sur un plan permet sa location précise. B : il s'agit d'une inhumation double, c'est-à-dire qu'après une première inhumation, la sépulture est à nouveau ouverte pour déposer un second individu. Ce dernier, trouvé à la fouille est donc appellé B pour le distinguer du premier.
Mais il est bien évident qu'au plan chronologique l'individu B qui a été déposé le premier car il est sous le A, dernier déposé dans la structure.
Crâne : pour chaque sac le fait de noter lea determination de l'os permet à quiconque de retrouver un sac précis au sein d'une caisse, et ce, sans forcément etre capable de le déterminer.
Au cours des prochains articles, nous allons mettre en place un "fil rouge" concernant le collage d'un crâne : pour quelles raisons un crâne peut-il être fragmenté alors que sur le terrain il était complet? Comment le recolle-t-on? Pourquoi ?
Qu'est ce que cela peut apporter?
Autant de questions que l'on va tenter de résoudre avec un exemple concret.
Après le remontage de chaque objet, une photgraphie de celui est pris
avec une échelle (de 10 cm ici) pour permettre d'avoir une image
comparable à la description de l'objet. Un remontage efficace peut
comme ici permettre de reconstituer une céramique dans sa totalité. Cela n'est bien sur possible que si tous les fragments sont conservés et prélevés lors de la fouille. Ainsi, l'objet complet (ou quasi-complet) peut désormais etre étudié.
Au début de la fouille nous avions mis au jour plusieurs squelettes d'enfants
décédés en bas âge. A présent l'inventaire des structures a révélé qu'il s'agit de plus
d'une dizaine d'enfants qui ont été inhumés à cet endroit. Comme ils étaient
sur le premier niveau fouillé, cela signifie qu'ils ont été les dernier inhumé et
correspondent donc sans doute à la dernière phase d'occupation du cimetière.